Eleanor

Eleanor
Une autre de mes nouvelles, écrit cette semaine en 3 ou 4 heures. Ce personnage m'a été inspiré par une récente rencontre virtuelle. Je vous présente donc Helen Sterensky :

_________________________________

Helen s'avança brusquement vers la porte. Voila quarente heures qu'elle n'avait pas dormi, pourtant elle était lucide et son corps réagissait encore très bien.
- Entez donc mon chèr, comment allez vous ? Oui il fait bon aujourd'hui. Promettez moi que nous irons courrir Adrien, rien que nous deux, du coté des quais. C'est entendu à neuf heure. Très bien. Vous partez déja ? Alors à demain !

Helen se prépara maintenant pour son travail, habilla la tenue de rigeur et bu une dernière gorgée de café avant de se lancer à bord de sa voiture sur les routes survoltés de fin de semaine. et comme toujours, il faudra affronter reproches, humiliations et cadence infernal de travail. Pour avoir droit à cela, elle avait fait six années d'études supérieurs, pensant à l'époque agir pour un confort ultérieur. Plus elle se sacrifierai, plus au final l'investissement payera. Et logiquement, famille, amis et amours ont été recalé au plus bas de l'échelle de ses priorités.
Désormais elle affrontait des machines des heures durant, ne voulait aucun contact avec ses collègues. Le lendemain n'était que répétition de la veille. C'est dans cette perspective que le soir elle alla dormir, voulant être en forme pour Adrien.

Adrien était tout. Beau, fortuné, célibataire. Adrien aimait Helen et c'était réciproque. Quand il y avait Adrien, il n'y avait plus rien autour, il lui était totalement dévoué. Et tout se passait bien avec lui pour les quelques fois qu'ils s'était vu. Adrien était un artiste et un bon orateur. il disait souvent à Helen des paroles tel : "Helen ça glisse dans la bouche et je sens mes incisives sur le bout de ma langue à la fin de ton prénom" ou "Helen c'est comme du mauve clair, c'est beau à voir, je vais repeindre en cette couleur ma chambre" et un tas d'autres choses qu'il pensait vraiment. En somme Adrien était fait pour Helen et il se contentait de peu en dehors de cela. Il était à son service, elle était au delà de tout pour lui, il le pensait vraiment et elle le savait.
Du coup Helen et Adrien étaient ensemble, il serait toujours là pour elle et ça aller durer, il lui survivra, il la pleurera.

Un mois après, Adrien emmenagea chez Helen. Leur relation était un franc succès. Il déposa le dernier carton dans la chambre à coucher puis se jeta sur le lit pour la rejoindre.
- Je veux pleins d'enfants de toi. Cette phrase réanima un long souvenir en Helen qu'elle chassa, une fois de plus, car ce n'était pas la première fois.
Ce souvenir, c'est celui d'une vie brisée à son commencement. Née Helen Elisabeth Sterensky, fille unique d'une petite famille modeste, elle connue la compétition dès le début de sa scolarité. Ce fùt imposé par ses parents frustrés de leur situation de permanante restrictions. Helen sera de force la meilleure, ce sera Helen l'excellente partout. Tout les espoirs étaient sur cette unique héritière. Mais elle hérita notamment d'un isolement complet à la population à commencer par les camarades de classes jusque désormais les collègues de travail et les voisins. Elle hérita aussi d'un parcour scolaire exceptionnel, juste satisfaisant aux yeux de ses parents qui ne lui voulaient aucunes limites.

Helen était seule mais désormais il y a Adrien, le compagnon et bientôt la famille. Car la demande en mariage ne se fit pas attendre. Partis en balade le lendemain, les deux amoureux contemplaient le soir à bord d'une décapotable, la ville dréssée devant eux plus bas puisqu'ils étaient en hauteur. Il faisait doux, le ciel dégagé offrait un magnifique panorama de notre cosmos. La touche finale, c'était ces nombreuses lumières urbaines. C'était digne pour une demande de mariage des plus grands films. Helen vit une étoile filante et fit un voeux. Il se réalisa instanéement : Adrien lui demande si elle voulait être sa femme; elle accepta, joyeuse comme jamais, débordante de bonheur. Jamais elle aurait cru que ce bord de route sinieux, dans cette voiture serait l'endroit de toutes ses joies.
Et ce qu'elle aimait les fosettes de son Adrien ! Si elle avait pu, elle aurait sauté de joie. Tout était si beau pour eux deux.

Seulement en cette soirée parfaite, ils n'étaient pas seuls dans les environs. Vingts mètres plus haut, Otto et Allan buvaient quelques bières en contemplant la vue lorsque Allan tapota l'épaule de Otto :
- Tu vois cette fille en bas. J'ai fait tout le lycée et l'université avec elle, on travaille au même étage mais elle ne m'a jamais adressé la parole. La pauvre a toujours était seule à ce qu'il parait. En tout cas ça a l'air d'être vrai et je me demande ce qu'elle peut bien faire, seule dans sa voiture ici.

Oui elle était toujours seule, mais quelque part dans ses rêves, là ou il y avait Adrien, elle était heureuse.


_________________________________

Sinon super 24h (Lundi-Mardi) en votre compagnie. Il y a un album sur facebook pour ceux qui veulent (et qui sont amis avec moi) mais Mahrez en 3 sur ces 24h là (bien plus fournie donc en photos), d'ailleur merci à lui qui est constamment notre source de photos.
# Posté le jeudi 17 juillet 2008 08:10
Modifié le samedi 19 juillet 2008 08:55

Carry On Up The Morning

Fight for flows of frozen flowers (il y a quelques mois)

Il est vivement vital de vouloir voler le vin du vilain vendeur de vevi, voulez vous? (il y a quelques jours)


Et aujourd'hui :

Fébrilement Fabrice fit fortement fortifier les feuilles du funiculaire
La lettre de la lamentable lectrice fut longtemps littéralement illisible
Lina lut la lettre de la lamentable lectrice, elle l'imposa longtemps comme étant la lecture lunatique lunaire
Hannah n'a nullement nn'être qu'une nymphomane


Il semblerait que j'ai une nouvelle passion !
Et puis je suis satisfait de la dernière de Disto Lundi, "Join Us" et "Do You Know?" resteront gravé à jamais dans ma mémoire. Retrouvailles de Disto dans 13 mois espéront ! J'ai été content de jouer 18 mois avec vous tous.

Carry On Up The Morning
# Posté le mercredi 09 juillet 2008 11:24
Modifié le vendredi 11 juillet 2008 05:12

Good Vibration

Good Vibration
Il y a des douces percutions
Qui nous emmenent loin
Et par leur tendres sons
Nous rythment avec soins


On retrouve également
Dans beaucoup de chansons
Divers élèments
Semblable à de complexes bonbons

Une guitare magyar
Une Basse corriace
Un chant survoltant
Un piano crescendo

Et ainsi ils communiquent
Via quelques techniques
Créer un son uniforme
Parfois hors norme

Par Dada
Tumer Fue
# Posté le samedi 28 juin 2008 13:07
Modifié le vendredi 04 juillet 2008 11:24

Pet The Destroyer

Pet The Destroyer
Il y a un an, une nouvelle espèce a envahi le centre d'Alger. Non ce ne sont pas des aliens c'était des gens normaux comme nous tous. Mais une épidémie sévit et on assiste à des rassemblements de "Teckniciens". Adepte du look et de la musique Tecktonik, ils se rassemblent généralement en bande de 2 à 5 individus, l'air sérieux, ils ne rigolent pas attention !

S'il fallait les décrire je crois que personne ne me contradira si je disais que la majorité d'entre étaient vétu ainsi : des lunettes de soleil (ou plutot des pare brise teinté tellement elles sont grandes), une mini crête bourré de gel, un t-shirt rose ou un polo a carreaux, un jean délavé et des vans, souvent ornés de petits carreaux noirs et blancs (jouent-ils aux échecs?).

Et ils sont postés un peu partout en centre ville, une fois même devant un magasin qui avait mit de la musique house, deux étaient devant la vitrine sur le trotoire, en train de gigoter plus qu'autre chose. J'ai regretté de n'avoir pas prit mon appareil photo...
# Posté le dimanche 22 juin 2008 07:27
Modifié le dimanche 22 juin 2008 12:26

Baby Fratelli

Baby Fratelli
J'ai récidivé avec Julia au Bac français. Fallait faire la description d'un paysage avec un sentiment personnel qui transfigure la réalité et des images poétiques. J'ai recopié ce que j'ai écrit, j'aime bien la fin que j'ai fait :

_____________________________________________

Julia assise sur une souche d'arbre, paisible, se tenait à mes cotés. Les yeux fermés, elle laissa ses pensées divaguer sur un flot d'images purement imaginées. Moi, la vision qui s'offrait à moi était amplement suffisante, une vision forestière exceptionelle, inédite pour moi.

Comme toute forêt, du mois Terreste, celle ci avait pour couleurs dominantes le vert et le marron. Des verts de différentes teintes. Les pins avaient un vert terne, les chènes un vert moyen, tout ce qu'il y a de plus banal. Mais ce qui était le plus plaisant a voir, a dévorer à la vue, c'était ces plantes grasses au vert clair, hydraté, presque moelleux. Il fallait fixer du regard ces plantes proliférantes pour se faire envahier dans une délicieuse mais courte torpeur. On pouvait y ressentir toute la générosité de la nature dans sa précise mécanique, tout l'amour de Dieu.

Cette Terre avait l'aspect d'une peau; réellement ! Les poils étaient les arbres, longs et magestueux, et qui agittent par moment leurs branches comme pour signaler qu'ils sont différents des autres. Les geysers sont les pores, siège de la transpiration. Mais là où je me tenais, la Terre ne transpirait pas : Elle n'était pas fatiguée, tout y était calme.

Mais il fallait se détacher de son enveloppe charnelle pour percevoir et apprécier davantage cette entité. Ce qui constituait pour les profanes un vaste vacarme peu audible est en réalité "La Symphonie de la Terre", et ce lieu, un balcon libre où on pouvait l'apprécier, et la savourer tant qu'on veut. Cette chanson, la plus longue jamais réalité n'en était qu'au solo, où une multitude de notes se confondaient en harmonie. Et je lui laisse volontier mon existance entre es mains, car il fallait impérativement s'ouvrir à cette nature, en faire parti, être en osmose avec elle pour réellement exister. Et si on en avait le courage, elle se montrait, indescriptible dans sa grandeur, inimaginable pour la majorité des individus, tellement canalysé sur la vue qu'ils en oublient l'ouie, l'odorat, dans leurs juste importance.
L'odeur qui s'impreniait en moi en cet endroit était tiède, un peu comme le bord de mer au crépuscule : Le soleil y a envoyé tout son amour, pour nous, humains mortels, pour faire de nos jours les plus tristes des danses. Comme si c'était là pour ajouter de la vitalité et ainsi vivre plus vite une véritable vision divine.

Julia m'interrompit : Encore au delà des choses? Ma réponse ne se fit pas attendre: Oui, heureusement.
Heureusement car des heures durant je m'en inspirais, je m'en nourissais : Il fallait écrire la plus belle histoire qu'on eu lut, assurement si j'arrivais à aller plus loin, j'attendrai la perfection écrite.

Des mouettes passèrent, lançant leur cri aigu. Au loin s'étendait une chaine de montagne eneigée, plus massif que l'amoncellement ordonné d'arbres autour de moi. On se s'y serait certainement perdu si l'on avait pas l'habitude de venir. Quand à nous, il suffisait d'interroger les lieux pour connaitre le chemin; et la disposition symétrique parfaite était un avantage : Seul notre instinct nous guiderait, et biensur, la Terre.

Je reviendrai demain, sans rien toucher, le temps s'arrêtera bien pour moi, quelques instants.
Et Julia s'en alla, traversant ces hauts portiques. Elle n'avait pas de double personnalité, elle n'était pas schizophrène; disons simplement qu'elle n'était pas seule dans sa tête, et qu'il n'y avait pas de mal à s'inventer de la compagnie.
# Posté le mardi 10 juin 2008 10:12
Modifié le vendredi 13 juin 2008 08:02